Comment ça se fait que tu as Rick Ross et Pitbull sur ton album ? Je voulais vraiment mettre du matériel lourd dessus, alors j'ai tout fait pour attirer quelques gros gars comme Pit et Ross parce qu'ils connaissent mon boulot et ce que j'ai fait quand j'étais à fond dans Bone Thugs 'n' Harmony. Je suis une sorte de jeune vétéran pour eux alors c'était un bon travail d'équipe qu'on a fait ensemble, assez facilement... Je suis vraiment satisfait de ces deux artistes, parce qu'ils ne sont pas venus dans l'intention de foutre deux couplets et prendre leur chèque. J'ai toujours une bonne connection avec Ross et nous continuerons surement à bosser ensemble, si Dieu le veut. Ross et Pitbull sont des poids lourds de cette industrie et c'est une bonne chose pour l'album d'être avec eux, et c'est pas fait pour l'or ou une merde de ce genre. Ca a été fait comme ça parce qu'on se connait et qu'on apprécie le bon boulot. Ross est dur à trouver, ainsi que Pit, mais ils ont répondu vite à mes appels. Ils ont tous les deux demandé quelles étaient mes conditions et comment et quand allait sortir cet album. Ce sont de bons partenaires pour moi en 2008.
Bizzy Bone et Bone Thugs ont fortement influencé le hip hop. Est-ce que tu penses que tu as reçu tout le crédit qui est dû à ton crew ? Bone Thugs N Harmony a vendu plus de 30 millions de disques dans le monde et tout le monde que tu peux croiser dans le monde du rap, de France et d'Espagne, jusqu'aux USA, de l'Allemagne jusqu'en Chine, ils aiment tous Bone Thugs. J'ai de profonds souvenirs de nombreux fans en Grande Bretagne, en Espagne, aux Pays Bas, en Thaïlande, etc. Et c'est de ça dont il s'agit. Le public s'élargit encore aujourd'hui, alors qu'on sort des albums solos. Les gens connaissent toujours Bone Thugs. C'est vraiment un bon conte venant des donjons du rap, des taudis, du ghetto, de la rage. Et c'est toujours là, dans mes derniers albums... Mais, je suis vraiment dans un esprit de nouveaux commencements, de nouveaux départs. Je ne suis pas du genre « Donnez moi du respect. J'ai gagné mon respect parce que je suis de ce groupe appelé Bone Thugs. » Je ne regarde vraiment pas le passé parce que c'est fini, tu sais ?
Qu'est-ce qui se passe avec Bone Thugs N Harmony en 2008 ? Aussi loin que je sois concerné, je pense que chacun saute dans une zone de création différente. La dernière fois qu'on s'est vus, personne n'a vraiment compris mon contenu lyrical, comme si j'étais un paria rugueux avec une approche débile, mais je ne les blame pas. Aussi je leur ai dit que j'étais plus dans un autre monde et que je voulais approfondir, dans cette autre direction. Et, de plus, je ne voulais pas ralentir mes frères. Alors, ils sont allés de l'avant dans leurs vies, et moi dans la mienne. Ce n'est donc pas vraiment une séparation. C'est juste comme ça parce que l'industrie était si habituée à l'univers de Bone Thugs, fait de disques d'or et de platine, que les gens voulaient voir ça encore et encore. Mais tu sais, ce n'est que de l'amour, je ne suis pas furieux envers mes gens, je ne peux juste pas dire que l'épisode de ma vie n'est pas une relation à sens unique avec le rap, une voix à sens unique avec la musique, juste avec le logo de Bone Thugs 'n' Harmony. Pour mon nouvel album, je ne suis encadré que par deux gros featurings avec Pitbull et Rick Ross, plus ma dédicace à Layzie Bone, et tout est vrai !!! Mais savais-tu que tous mes gens de Bone Thugs étaient nés à Cleveland, et moi je suis de Columbus... J'ai été contacté par le reste du crew pour l'album « Strength & Loyalty », mais j'ai refusé l'offre. Je ne suis pas intéressé par faire de la musique avec Mariah Carey à ma droite et Akon à ma gauche (rires). Aujourd'hui, tout le monde veut un featuring avec T-Pain ou Akon, ou un featuring R&B sur son album. Je ne veux aucune de ces merdes. Mais je ne suis pas un haïsseur. J'ai seulement de l'amour pour mon crew. Ce sont mes gens pour toujours.Libellés : interview
If there’s a party, BETTER believe I’m in there. YES, I’m on the motherfuckin’ GUESTLIST! You can call me V.I.P. LEE. Im the FLYEST motherfucker in here. L.L.L.=Ladies LOVE Leroy... I can DRESS, RAP, & DANCE better than you. If Hip-Hop is DEAD, then Club is ALIVE. PARTY HARD or GO HOME! Don’t you know I’m JESUS, bitch!Libellés : news
Avec l'une des voix les plus distinctives des rues de Queensbridge, pour ne pas dire de New York, Capone reste toujours lié à Noreaga, avec lequel il a formé CNN, duo qui a sorti "The War Report" et "The Reunion", parmi d'autres projets... Capone a attiré les auditeurs de rap par sa longévité à faire du rap de rue depuis plus de dix ans maintenant. Connu aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe, ce chat de gouttière platiné est la preuve que la parole peut être une publicité plus importante que les méthodes traditionnelles...Libellés : interview
Avec des rotations sur Radio Latina et un parcours scénique qui débute dès 1998 lors d’un concert anthologique avec Dead Prez à Londres, Guezo continue son parcours en indépendant, invitant Dj Mars de l'écurie Time Bomb, Storm B. et Ace dans son univers qui ondule entre le rap de rue et zoglou extremiste… Il a, entres autres, livré « Le Camp » – édité sur sa structure, Guezo Industrie - un opus qui mêle rap-contact et « zouglou ». Rencontre avec un espoir 2008 du rap français, Guezo. Photo : CYRIL ZANNETTACCI (Cumpaz Affiliated Press)Libellés : interview
Y’a 10 piges, 2Bal 2Neg était 3 fois plus efficace, coriace, et comme tout vient à point à qui sait attendre, les 2Bal lâche la hyène sur toi. Donc on flingue et n’attend pas qu’cela se passe, laisse la place aux 2Bal, interviewés par Grorille.
Sur « Mapassa » justement, pourquoi avoir choisi de mettre des vieux morceaux sur le deuxième disque ? C'est un peu pour boucler la boucle en disant 2bal c'est un groupe, des jumeaux, donc tout le deuxième cd c'est ça, on a fait tels morceaux, tels trucs et en même temps, on a les nouveaux morceaux pour dire voilà ce qui va arriver après, vraiment comme une carte de visite pour ceux qui ne nous connaissent pas et c'est aussi pour ramener ce public qu'on avait il y a dix ans et qui n'écoute pas forcément le rap de maintenant, ça leur fait du bien, ils ont au moins une compil' à nous.
Et à l'époque de la sortie de l'album de 2bal 2neg, c'était quoi l'ambiance à Paris dans les soirées hip hop ? Il y avait toujours des bandes ? Disons que nous, on est dans une génération bâtarde, on est plus jeunes que les anciens et on est plus vieux que les jeunes. C'est à dire que nous, on est vraiment la deuxième génération du rap parce qu'il y a NTM et tout ça... et après, nous on se considère comme étant le premier groupe indépendant à avoir fait un grand bruit, une grande tournée, des scènes que faisaient seulement des groupes signés donc c'est surtout notre disque qui nous a amenés là où on a été et les scènes aussi. Par rapport à ça, si tu veux l'époque des Requins, des Dragons, on y était pas, c'était les grands cousins, les grands frères mais nous notre famille c'est Ménage à 3. Notre période, c'était une période assez hip hop, assez gangsta dans le sens où quand on arrivait on était quinze ou vingt. A l'époque il n'y avait pas de groupe que personne ne connaissait, dans le hip hop, tout le monde se connaissait, c'était même si t'es le petit frère ou le petit cousin à l'autre, tout le monde te connaissait, alors que maintenant, les gens arrivent de nulle part et sont exposés, tandis qu'avant à Paris, tu ne pouvais pas monter sur scène si t'avais pas un petit passé ou ton équipe, si tu croyais que t'allais arriver sur scène tout seul, c'était mort, il fallait prouver, tu pouvais pas faire de clash.Libellés : interview